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«J’ai quitté l'industrie du tabac pour défendre des projets responsables»

Je suis née et j’ai grandi en Valais, dans une famille très conservatrice. Après ma matu, aux yeux de mon père, il n’y avait pas d’autre voie que l’université. La barre était placée haut: ma grande sœur était en HEC, à Saint-Gall. Je me suis inscrite en droit à Lausanne, mais sans conviction, car je rêvais plutôt de beaux-arts. Toutefois, quitter mes parents, à 19 ans, fut synonyme de liberté totale.

J'exerce mon métier à l'autre bout du monde

J’avais besoin de trouver un nouveau souffle. J’ai passé ces dernières années à coanimer une matinale et produire une émission TV sur l’écologie. Toutefois, à l’issue de ces défis professionnels, je sentais le besoin de réaliser un nouveau rêve tout en continuant de façonner ceux déjà concrétisés. De son côté, mon mari vivait le même rythme effréné.

«Je suis une globe-trotteuse en fauteuil roulant»

J’ai toujours aimé le voyage, la découverte de l’autre, l’aventure, m’ouvrir à des cultures différentes. Il y a seize ans, j’ai quitté les briques rouges de la Belgique où je suis née pour venir m’installer ici, au bord du lac, sur la Riviera vaudoise, et travailler. Je viens d’une famille modeste, déchirée par un divorce houleux. Célibataire sans enfants, je me suis constamment sentie libre.

J’ai tout quitté afin de me retrouver

Nous voulions avoir un enfant avec mon mari, mais nous avions des difficultés à concevoir. Notre dernier choix était la fécondation in vitro. Nous avons essayé pendant une année, sans succès. C’était très lourd psychologiquement et aussi physiquement. Malheureusement, en parallèle, j’ai développé une maladie auto-immune, la rectocolite hémorragique. J’ai dû subir plusieurs hospitalisations et, durant quatre ans, j’ai été placée sous immunosuppresseurs. Comme je ne les supportais pas par voie orale, on m’a posé un port à cath, un système qui permet l’injection par intraveineuse.

«J’ai appris à m’écouter après un burnout maternel»

Tout semblait se dérouler comme d’habitude. Mon mari était parti travailler et je m’apprêtais à me lever pour m’occuper de nos deux enfants, âgés de 2 et 3 ans. Mais ce matin-là je n’y arrivais pas. Mon corps n’en pouvait plus, il ne voulait plus. À bout de forces, je suis parvenue à me traîner jusqu’au salon et à allumer la télévision, pour distraire les petits. Tout me semblait insurmontable, j’avais l’impression d’être plongée dans un épais brouillard. Impossible de bouger ou de parler.

Mamans et aventurières, elles participent à un rallye automobile

«Moi, c’est Isaline, la petite blonde. J’ai 36 ans. Femme au foyer et blogueuse, je suis Jurassienne mais je vis à Eclépens avec mon homme et nos quatre enfants.

Moi, c’est Maïté, la grande brune. J’ai 35 ans. Educatrice sociale au sein de la protection de l’enfance, je viens du nord de la France et j’habite à La Sarraz avec mon mari et nos deux filles.

«J'étais facteur ici, et reporter au bout du monde»

Lorsqu’on est facteur, qu’on passe la journée dehors à sillonner les routes, beaucoup pourraient s’imaginer qu’on rêve de vacances au calme pour apaiser cette boulimie géographique quotidienne; qu’on souhaite se raccrocher à un peu de sédentarité, pour changer. Tout l’inverse pour moi: quand j’arrêtais, c’était pour aller aussitôt écumer d’autres continents, je baroudais plusieurs mois par an à l’étranger.

On m’a souvent pris pour une fille

Je me souviens très bien du moment où j’ai dit à ma tante, qui a un salon de coiffure, que c’était la dernière coupe courte que j’aurais avant longtemps. C’était juste avant la rentrée scolaire d’août 2015. J’avais 8 ans, et j’avais décidé que je ne me ferais plus couper les cheveux jusqu’à ce qu’ils m’arrivent au bas du dos. Mes parents étaient un peu surpris, et je pense qu’ils se sont dit que je ne tiendrais jamais le coup.

Catherine D'Oex: «Au début, tu marches comme une dinde en talons»

Catherine est née en 2004, j’avais 40 ans. Un couple d’amis vignerons nous avait demandé, à un ami et moi, d’animer leur fête de partenariat enregistré, l’un des tout premiers du canton de Neuchâtel. On ne voulait pas juste nous déguiser en femmes et raconter des blagues, on voulait composer des personnages qui aient du sens, quelque chose de fortement ancré.

«J’ai décidé de ne rien cacher de mon cancer»

«J’ai repris mon travail de coiffeuse il y a deux mois, après plus d’un an d’arrêt. J’avais quelques appréhensions. Comment allais-je gérer les douleurs dans les bras et dans le dos, conséquences de mon opération? Allais-je être capable de supporter les bouffées de chaleur et les coups de fatigue dus à l’hormonothérapie que je vais devoir suivre pendant encore cinq ans pour limiter les risques de récidive? Toutefois, à ma plus grande joie, j’ai vite repris rythme et confiance. Mieux encore, cette épreuve a renforcé ma vision de la vie: il faut parler. Toujours. Encore.